Claire Castillon - Proxima du Centaure

Castillon Claire- Proxima du Centaure

Interview de Claire Castillon autour de son ouvrage Proxima du Centaure.

D’où vous vient l’idée de ce livre ?

Dans Rebelles, un peu, mon dernier recueil de nouvelles paru en mai dernier aux éditions de l’Olivier, j’ai raconté l’histoire d’une adolescente clouée sur un lit d’hôpital et dont l’amour des siens était le seul pont restant entre elle et son monde complètement fermé. Elle ne pouvait ni parler, ni bouger, ni rien faire : juste penser. Quand j’ai achevé cette nouvelle, je n’ai pas supporté de quitter cette fille, son état, son petit corps explosé sous cette tête qui captait tout et j’ai eu besoin de mettre en scène ce garçon, Wilco,
légume dans le corps, et fusée dans la tête.

Est-ce que vous avez eu du mal à l’écrire ?

Du mal, oui. Parce qu’à chaque fois je me demandais si j’allais
le sauver ou non. Je savais que la décision ne viendrait pas de moi, mais de lui. C’est le personnage qui m’a guidée. J’ai eu parfois du mal dans les rebondissements, mais au fond, ce qui importait c’était son âme, sa voix, sa présence.

Vous écrivez beaucoup sur l’adolescence, c’est un thème qui vous tient à cœur ?

L’adolescence me plaît parce qu’elle correspond à une posture de danse classique : disons le grand jeté. On saute pardessus quelques mètres, comme si on les oubliait là, et je crois qu’on les franchit après, quand on repense à son adolescence. On se dit Tiens, je suis passée par là, et je n’avais pas vu...

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